Malheur à moi! Que fais-je? Ecrire un article sur le grand classique de La Ligne Verte. Mais c’est parce qu’il m’a beaucoup marqué que je ne pouvais pas éviter d’en parler. L’histoire est si prenante qu’elle reste dans les mémoires pendant des années.
Carte du film
- Titre: The Green Line
- Sortie: 1999 (US)/ 2000 (FR)
- Durée: 188 minutes
- Réalisation: Franck Darbont
- Scénariste: Franck Darbont
- Maison de Production: Castle Rock Entertainment; Darkwood Production
- Musique: Thomas Newman
- Distribution:
- Thom Hanks: Paul Edgecomb
- Mickael Clarke Duncan: John Coffey
- David Morse: Brutus Howell
- Doug Hutchison Percy Wetmore
- Sam Rockwell: William Wharton

Petit résumé pour ceux qui n’aurait pas encore eu la chance de le regarder. La Ligne Verte s’inscrit dans les années 1930 dans un pénitencier des Etats-Unis et plus précisément dans le bâtiment où sont emprisonnés les condamnés à mort. Nous faisons alors connaissance de l’équipe avec pour supérieur Paul chargés de s’occuper des derniers instants des criminels, devoir qu’ils tiennent à exécuter le plus humainement possible. Jusqu’au jour où arrive un homme, du nom de John Coffey, noir comme le café et grand comme une montagne que l’on aurait peur qu’il vous écrase d’une main. Pourtant, plus les jours passent et plus l’équipe se demande si cet homme est bien le criminel qu’on l’accuse d’être.

Ne pas en révéler davantage est assez dur. Ne pas partager la totalité de son excitement sur telle ou telle scène pour garder la surprise à ceux qui ne l’ont pas encore vu. Je ne sais même pas pourquoi je m’inflige ça. Autre chose à savoir est que le film tient du livre du même nom écrit par Stephen King. Cette histoire serait née pendant une conversation téléphonique entre l’écrivain et le réalisateur. Je dois avouer que je ne suis pas spécialement fan de l’univers de Stephen King habituellement. Et voilà que je vous parle de l’adaptation de son livre, comme quoi!
Pour en revenir à l’histoire, je trouve intéressant de voir que les bourreaux de La ligne verte montrent à quel point ils veulent que l’humain puisse garder sa dignité jusqu’au bout malgré ce qu’il a pu faire. Dans cet esprit, on peut voir les différentes manières de réagir de ces détenus qui n’ont plus rien à espérer. Jusqu’à ce bon sang de bonsoir de personnage de nouveau gardien qui n’en a rien à faire. Il est tellement bien écrit et bien joué; dès que je vois ce personnage, j’ai juste une envie: le frapper pour tenter de lui remettre les idées en place.
J’aime le fait d’avoir la version de chaque personnage et le fait que le film ait été tourné pour que nous en ayons le meilleur aperçu possible. J’aime beaucoup aussi cette partie où on nous présente le film comme une histoire qui nous est racontée par le chef de l’unité, Paul, que l’on voit vieux en début et fin pour boucler la boucle.

N’oublions pas les petites anecdotes du tournages.
- L’interprète de John Coffey bien que déjà grand (1m96) a dû, pour plusieurs scènes, monter sur des petites estrades pour paraître encore plus impressionnant et aussi grand qu’il ne l’était décrit (2m13) dans le bouquin.
- Hanks est celui qui a tout suite été vu pour jouer le rôle de Paul Edgecomb, il devait même joué son personnage lorsqu’il est vieux. Si le maquillage était bon, l’acteur n’a pas souhaité jouer la version vieillissante de son personnage entouré de véritables personnes âgées. Il n’était pas à l’aise de prétendre être comme eux.
- Et je ne peux pas vous laisser partir sans vous parler de l’interprétation de Sam Rockwell. Il a tellement bien interprété son rôle qu’il a fait pleurer une des petites filles du tournage, fille qu’il a dû rassurer une fois la scène tournée. Belle interprétation donc. Enfin ça et le fait que lui aussi je voulais le frapper.
En bref, une histoire qui mêle humanité et intrigue, compassion et perversité, réalisme et un peu de fantastique. C’est un film qui m’aura ému aux larmes mais que je revois tant il est beau. Ceux qui l’auront vu savent ce qu’il en ait et pour ceux dont ce ne serait pas le cas, j’espère vous avoir donnée envie de le voir. Cookie saveur années 30, chaud devant!

