J’aurai pu t’aimer

Mai 2020 est arrivé,

Avec lui, la fin des fleurs de cerisiers

Tu avais profité de ton jour de congé.

Pour aller à droite, à gauche et finir au café

De mon mémoire à finir, j’ai préféré m’en échapper

Pour respirer le grand air et ne plus penser

Un latté pour te relaxer

Un expresso bien serré de mon côté

Le stress ne voulant pas me quitter

Tu m’as vu sans cesse m’agiter.

Un sourire timide, tu m’as parlé

De tout, de rien sauf du verbe étudier

Ton boulot de boulanger

Te faisait une routine décalée.

Mes heures perdues étaient à rédiger.

J’avais hâte que tout soit terminé.

Tu me parlais de lecture d’un air passionné.

Je te répondais film pour paresser.

On se serait quitté.

Pour mieux se recroiser

Une invitation autour d’un verre pour plus échanger

Une soirée au cinéma sans pouvoir se décider

Tes envies de théâtre que j’essayais d’éviter

Mes sorties au musée où tu voulais te défiler

Fin de l’université

J’aurai vu un autre pays pour changer.

Tu aurais continué tes journées sans bouger.

Tu m’aurais manqué.

Je serais revenue pour mieux nous retrouver.

On n’aurait pas su ce que le futur pouvait réserver.

Mais qu’importe tant qu’on n’était pas séparé.

Cela aurait été nous deux contre le monde entier.

Mais je suis seule devant ma porte fermée.

Je ne t’ai jamais croisé.

Pas plus au café qu’au ciné

Ton sourire m’aurait échappé.

De par nos visions masquées

Je ne suis pas partie voyager.

Mon mémoire ne s’est pas achevé.

Puisque mes espoirs avaient été enfermé

Néanmoins, je me plais à penser.

Que j’aurais pu t’aimer

Publié par Chapeau Rouge

Auteure, lectrice, poètesse à ses heures perdues, je suis une personne curieuse du monde qui l'entoure et des émotions qui animent ce monde.

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