Avez-vous déjà lu une autobiographie? Je partage l’avis de certains pour dire que, généralement, ce n’est pas le genre de livre qui m’attire le plus. Pourtant, ce jour-là, je suis entrée dans une librairie et je l’ai vu. Intriguée, j’ai fini par m’en approcher, le saisir et lire le résumé. Et comme vous pouvez le deviner, je suis repartie avec. Cela aurait pu s’arrêter là, l’acheter et le poser sur la montagne de livres non lus pour l’oublier et passer à autre chose. Mais si vous lisez ceci, vous vous doutez que j’ai fini par le lire. Alors, c’est parti!
Carte du livre
- Titre: Je voulais juste vivre
- Auteure: Park Yeon Mi, Marianne Vollers
- Editeur: Kero
- Publication: 2016
- Nombre de pages: 300

Résumé: L’autobiographie en question est celle de Park Yeon Mi. Une Nord-Coréenne qui est parvenue, à l’âge de 13 ans avec sa mère, à s’enfuir de l’un des pays les plus fermés au monde. Si certains pensent que ses ennuis se sont arrêtés la frontière franchie, rien n’est moins vrai. Il est ainsi évoqué son passage en Chine, son chemin vers la Mongolie avant d’atteindre le sol de la Corée du Sud.

D’un point de vue écriture, le roman se lit très facilement. L’auteure nous donne un aperçu d’histoire au début du livre pour nous faire comprendre comment la Corée s’est-elle retrouvée scindée en deux et comment la Corée du Nord a évoluée suite à cela. Ce simple rappel sans un ton monotone d’archiviste permet de mieux comprendre le contexte où vivent les personnes là-bas, où elle a vécu.
D’un point de vue histoire, j’ai été touché par la vie de cette jeune femme. D’autant plus qu’elle et moi sommes nées la même année. Comment ne pas faire de comparaison entre sa vie et la mienne? Ce n’est qu’un lien parmi tant d’autres que l’on partage avec des milliers de gens sur cette Terre mais ce simple lien fait beaucoup.

Il y a toute une controverse actuellement sur le témoignage de cette jeune femme. Certains l’accusent de romancer trop son parcours, d’autres s’insurgent sur de fausses informations paraissant dans son livre. De mon point de vue, je ne saurais dire qui a tort de qui a raison. Il n’y a pas de fumée sans feu et le ressenti joue beaucoup sur la manière dont on se rappelle les choses. Le témoignage présenté me suffit tel qu’il est.
Ce livre a beaucoup de chose à offrir dont un nouveau regard sur la situation de ce côté du globe. Accepteriez-vous ce cookie d’une vie en fuite?