On dit souvent que Séoul est une ville où tout va vite ; encore faut-il y avoir des choses à faire en particulier. Comme vous pouvez vous en douter, lors de ce deuxième séjour dans la capitale coréenne, l’attrait de la nouveauté s’était un peu estompé. Je rappelle que je ne parle ici que de mon expérience personnelle.

J’ai tenté de rencontrer des gens puisque j’avais choisi de ne pas aller en auberge de jeunesse. Toutefois, il faut bien s’en douter : vous êtes en vacances, de passage, tandis que les locaux travaillent et n’ont pas forcément le temps de vous accorder trop d’attention. Je ne dis pas que je n’ai rien vu. Mais le temps paraît parfois un peu long lorsque vous n’avez pas de plans précis, que vous êtes seul et que le tourisme n’est pas votre passion première.
Cependant, j’ai rencontré une Coréenne lors d’une soirée étrangers/locaux. Elle m’a fait découvrir un petit café au détour d’une ruelle, en haut d’un petit escalier, l’air de rien. L’espace était minuscule pour un café, à peine plus grand qu’une petite salle à manger française. Et pourtant, l’endroit était un cocon, de ceux que l’on ne voit que dans les films et les séries.

Ma guide avait apporté de quoi travailler sur ses cours et j’avais pris de quoi étudier le coréen ou me lancer dans l’écriture. La plupart des murs étaient couverts de post-it et retenaient plus facilement mon attention que les règles de grammaire de mon manuel. Des dates, des remerciements, des écritures dans différentes langues, des smileys fleurissaient tour à tour sur ces petits morceaux de papier. Au bout d’une heure et demie, deux heures, et après quelques papotages, nous avons quitté les lieux.

À la suite de cette session de travail — partielle pour ma part — ma guide d’un jour échangeait encore quelques banalités avec moi jusqu’au moment où je l’ai choquée en lui avouant ne pas avoir encore testé le karaoké coréen. À vrai dire, je n’étais jamais allée au karaoké tout court, sauf si l’on compte les séances entre amis avec des vidéos karaoké en streaming regardées à la maison.
Qu’à cela ne tienne, la jeune femme était déterminée à combler ce manque. Comme pour lui donner raison, un karaoké se trouvait justement dans la même rue. Et devinez la suite ? On y est allées, bien entendu.
La soirée a été très sympa. Mon coréen étant plus que limité et n’écoutant pas vraiment de K-pop, j’ai tout misé sur ABBA et leurs reprises via Mamma Mia, largement représentées dans le menu. Nous avons chanté, ri et enchaîné quelques fausses notes. À la fin de notre récréation, nous sommes ressorties, nous nous sommes saluées et avons chacune pris notre route.

Je n’ai pas eu l’occasion de la recroiser. Mais ce sont les risques des voyages : des rencontres qui ne durent qu’un instant, mais un instant qui fait du bien.
Compte tenu de ma solitude, après un mois à Séoul, j’ai décidé de retourner en auberge de jeunesse pour les dix jours restants avant mon départ vers le sud de la péninsule. En plus de cela, j’avais commencé à rejoindre, via Meetup, un groupe de travail dans des cafés. Il y avait davantage d’étrangers que de locaux ; cependant, retrouver une vie sociale était ce dont mon cœur avait besoin.
Je m’arrête là pour aujourd’hui et vous retrouve la semaine prochaine pour terminer ce chapitre sur Séoul et poursuivre la suite du voyage.