Mortal Song

On va rester au Japon pour le livre de cette semaine. Oui, j’ai parfois des thèmes qui s’imposent sans même que je m’en rende compte. Ce qui est intéressant ici, c’est qu’il mélange contemporain et folklore japonais pour nous entraîner dans une quête d’élue, de pouvoirs et de liens humains comme mythiques. Prêts pour l’aventure ?

Fiche du Livre

  • Titre: Mortal Song
  • Auteure: Megan Crew
  • Sortie : 2019
  • Edition du Chat Noir
  • Nombre de pages: 352

Résumé

Sora est l’héritière des gardiens du Mont Fuji. Son anniversaire approche et elle espère pouvoir faire honneur à sa famille en reprenant le flambeau de ses parents, malgré des pouvoirs bien plus faibles que ceux de ses congénères. Mais cette inquiétude passe rapidement au second plan lorsque la montagne est attaquée.

En surnombre, l’ennemi détruit complètement leurs défenses et capture tout le monde. La jeune héritière parvient à s’enfuir avec l’aide de son ami et garde du corps, avec une mission : retrouver l’Oracle afin de découvrir comment libérer les siens.

Toutefois, la réponse de l’Oracle est loin de lui plaire. Elle apprend qu’elle a été volontairement échangée à la naissance, qu’elle n’est qu’une simple humaine et qu’elle doit retrouver la véritable élue afin de sauver la montagne et ses habitants.

Entre déni et volonté de sauver ce monde qui s’effondre autour d’elle, Sora avance jusqu’à Tokyo. Pourront-ils réellement réussir leur mission ? À quoi ressemble cette élue ? Et surtout, quel rôle devait-elle réellement jouer ?

Point de vue

Pour être honnête — et cela reste mon avis de lectrice — j’ai eu du mal avec cette histoire. Pourtant, l’univers est riche et intéressant. Le trope renversé de l’élue qui n’est finalement pas la bonne, et qui doit retrouver la véritable héroïne, change un peu et fait du bien. J’ai également beaucoup apprécié en apprendre davantage sur le folklore japonais et voir comment celui-ci s’intègre dans la vie quotidienne.

Alors, comment ai-je pu avoir autant de mal, me demanderez-vous ?

Eh bien, ce n’est pas tant l’histoire qui m’empêchait de poursuivre ma lecture, mais plutôt la plume. Je ne saurais dire si cela vient de l’auteure ou de la traduction, mais j’ai eu un gros problème avec le temps de conjugaison choisi ainsi qu’avec les nombreuses répétitions.

Le récit nous est conté dans un temps du passé avec un narrateur à la première personne pour un ouvrage censé être contemporain, et cela rend la lecture lourde, très lourde même. Mais j’aurais probablement pu passer outre si les répétitions n’avaient pas été aussi présentes. Voir le même mot apparaître une quinzaine de fois en moins de deux pages, c’est beaucoup.

Je peux comprendre que certains éléments magiques soient expliqués : après tout, tout le monde n’est pas familier avec le fantastique asiatique. Toutefois, qu’on me répète sans cesse que l’héroïne utilise tel élément pour faire sa magie alors que je l’ai compris dès les deux premiers chapitres… j’aurais apprécié qu’on ne me le rappelle pas encore au dixième chapitre.

Cela me sortait régulièrement de ma lecture et j’ai même failli abandonner le livre. Finalement, j’ai continué petit à petit. Je ne sais pas si je me suis habituée à la plume ou si celle-ci s’est améliorée par la suite, mais je suis finalement arrivée au bout du roman et j’en suis ravie.

Conclusion

Alors, est-ce que j’ai aimé ce livre ? Comme je le disais, l’histoire a beaucoup à offrir, mais la plume a été assez pénible pour moi pendant une bonne partie de la lecture. Je n’ai pas encore lu d’autres ouvrages de cette auteure, mais si cela arrive un jour, je pourrai mieux juger ce qu’il en est réellement de son style d’écriture.

Cookie Fuji, à consommer au frais.

Publié par Chapeau Rouge

Auteure, lectrice, poètesse à ses heures perdues, je suis une personne curieuse du monde qui l'entoure et des émotions qui animent ce monde.

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