Début à la Ferme

Vous connaissez le jeu de la bonne nouvelle et de la mauvaise nouvelle ? Eh bien, la bonne, c’est que je vais pouvoir vous parler de mon départ de Séoul pour une ferme non loin de Busan, où j’ai passé mon deuxième mois en Corée du Sud. La mauvaise, c’est que j’ai oublié le nom de l’endroit et que je n’ai pas réussi à remettre la main sur mes notes de l’époque. Oups !

Mais bon, si je ne peux que me blâmer pour ce manque de détails, je saurai tout de même vous raconter l’essentiel de mes journées. En route !

Après une dizaine de jours à l’auberge de jeunesse du troisième étage (quatrième en version coréenne, puisqu’ils ne comptent pas le rez-de-chaussée), j’ai de nouveau fait mes bagages pour reprendre le train vers le sud de la Corée. Cette fois, l’arrêt s’est fait avant Busan, dans une petite gare dont le nom m’échappe. J’ai été récupérée par l’un des travailleurs sur place, qui avait pour surnom anglophone Léo.

J’ai alors découvert les fameux champs de riz nichés entre les montagnes, sur des terrains découpés en carrés par des canaux. L’une des premières choses qui m’a étonnée fut la définition que l’on donnait au mot « ferme ». C’est ainsi que le lieu était présenté sur le site de volontariat, mais il ne ressemblait en rien aux fermes habituelles de ma France natale. Si je devais vraiment le définir, je parlerais plutôt d’une immense pépinière ou d’une grande serre. On y produisait des salades durant la saison estivale et des fraises pendant l’hiver.

En revanche, ce n’était pas la faute de notre hôte, mais les températures estivales ne rendaient pas les nuits particulièrement agréables.

Une fois arrivée sur place, j’ai fait la rencontre du propriétaire, Sam, et des autres volontaires. Plusieurs étrangers de passage venaient donner un coup de main pendant quelques semaines en échange du gîte et du couvert. J’ai ainsi rencontré des personnes venues d’Allemagne, d’Espagne et même du Kazakhstan, sans oublier quelques autres Français. Les chambres-dortoirs facilitaient les échanges et contribuaient à une ambiance chaleureuse.

Le contrat du séjour était simple : environ quatre heures de travail par jour, cinq à six jours par semaine, en échange d’être nourri, logé et blanchi. Les missions pouvaient consister à aider dans la pépinière ou à s’occuper des enfants. En effet, une partie des installations était consacrée à l’initiation à l’agriculture et à la vie à la ferme pour des élèves du primaire. Cela pouvait prendre la forme de cours de cuisine, d’ateliers de plantation, de créations artistiques ou simplement de sorties récréatives.

De mon côté, j’ai principalement travaillé dans la pépinière. Nous faisions nos heures tôt le matin et tard le soir afin d’éviter les plus fortes chaleurs. Malgré cela, il n’était pas rare d’être déjà en sueur dès six heures du matin.

Ayant grandi à la campagne, cultivé un potager avec mon père et obtenu un diplôme en paysagisme, il m’était parfois difficile de ne rien dire. Je n’étais pas toujours d’accord avec certaines méthodes employées, ni avec les outils utilisés. Je ne souhaite pas critiquer gratuitement et je gardais donc mes remarques pour moi. Après tout, les façons de faire varient d’une personne à l’autre, mais aussi d’un pays à l’autre. Cela n’en restait pas moins parfois frustrant.

Malgré ces petits désaccords intérieurs, j’ai passé de très bons moments dans cette ferme. Nous organisions des célébrations dès que l’occasion se présentait. Il était également agréable de sortir ensemble pour profiter des rivières, des barbecues, du sauna… ou simplement marcher à travers la campagne jusqu’à la petite supérette située au bout du chemin.

Je ne suis qu’au début de mon séjour sur place. Je vous en dirai davantage la prochaine fois.

Publié par Chapeau Rouge

Auteure, lectrice, poètesse à ses heures perdues, je suis une personne curieuse du monde qui l'entoure et des émotions qui animent ce monde.

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